Recent publications in the history and philosophy of the language sciences – February-March 2021

Knobloch, Clemens. 2020. Umfelder des Sprechens. Sprachtheoretische Versuche über das Gemeinte. Siegen: universi. 360 p. ISBN : 978-3-96182-068-9
Publisher’s website

So lange man uns nicht danach fragt, können wir mit dem Gemeinten umgehen. Wenn wir es aber explizieren oder definieren sollen, geraten wir in Schwierigkeiten.
Die linguistische Semantik belehrt uns, dass es in keiner Sprache Zeichen gibt, die exakt den Zeichen einer anderen Sprache entsprechen. Sprachliche Bedeutungen sind es jedenfalls nicht, die wir meinen, sondern mit ihnen und durch sie hindurch immer etwas anderes, das selbst nicht zur Sprache gehört. Die Semantiker nennen es gern „Referenz“ und modellieren es als außersprachlichen Bezug der sprachlichen Kommunikation auf reale Dinge. Aber geht das Gemeinte wirklich auf in der Adresse eines singulären Objekts der Außenwelt?
Der Band versucht, die sprach- und kommunikationswissenschaftliche Frage nach dem Gemeinten in der Tradition einer „Linguistik des Sprechens“ zu beantworten.

The book is available here.


Regúnaga, María Alejandra & Otto Zwartjes, ed. 2020. Continuidades y rupturas en la lingüística misionera del siglo XIX. Número monográfico de la Revista Argentina de Historiografía Lingüística 12.1. 82 p. ISSN: 1852-1495.
Publisher’s website

Los artículos comprendidos en este número monográfico de la Revista argentina de historiografía lingüística son fruto del XI Congreso internacional de lingüística misionera. La República Argentina fue esta vez el país de América elegido para el evento, mientras que la Universidad Nacional de La Pampa (UNLPam), localizada en Santa Rosa (La Pampa) fue la institución que tuvo el honor de constituir su sede y fue coordinada por María Alejandra Regúnaga y Otto Zwartjes. Los nuevos horizontes que se avizoran en torno de la lingüística misionera en el siglo xix no se limitan a la recepción y difusión de obras clásicas –por medio de reimpresiones, publicaciones facsimilares, circulación de documentos inéditos– y la utilización de materiales previamente documentados por los misioneros en estudios científicos realizados por académicos, sino que este período se constituye como un eslabón que conecta la producción lingüística de la época colonial con la lingüística del siglo xx, en tanto disciplina autónoma, y sus desarrollos hasta el día de hoy, sin olvidar las valiosas prospecciones a futuro vinculadas a procesos de mantenimiento y/o revitalización de lenguas amenazadas.


Zwartjes, Otto, ed. 2020. Nuevos enfoques y desafíos metodológicos para el estudio de la lingüística misionera latinoamericana (siglos XVI-XVIII)/ Latin American missionary linguistics (16th-18th centuries): New approaches and challenges in methodology. Sección Temática: Revista Internacional de Lingüística Iberoamericana 36.2. Frankfurt am Main :  Vervuert ; Madrid : Iberoamericana. 250 p. ISSN : 1579-9425.
Publisher’s webpage

https://www.iberoamericana-vervuert.es/portadas/R178338.jpg

La sección temática del presente volumen se dedica exclusivamente a la lingüística misionera de tradición hispánica y recoge una selección de artículos en español presentados en el X Congreso Internacional de Lingüística Misionera celebrado en Roma (21-24 marzo 2018; en la Sapienza Università y la Pontificia Università Urbaniana) y coordinado por Paolo de Troia y Otto Zwartjes. El tema principal del congreso fue Asia y una selección de los artículos presentados en inglés se va a publicar separadamente. La delimitación geográfica de los artículos en español de este volumen es América Latina y el título es “Nuevos enfoques y desafíos metodológicos para el estudio de la lingüística misionera latinoamericana (siglos xvi-xviii)”. El volumen se divide en tres secciones. La primera incluye un artículo de carácter general y otro que no se dedica a una lengua específica, la segunda se dedica a fuentes mesoamericanas (purépecha, náhuatl, tzeldal), y la tercera a América del Sur: cumanagoto, muysca (chibcha), mochica (yunga) y quechua.
Table of contents and introduction.


Apollonius Dyscole. 2021. Traité des adverbes. Introduction générale, édition critique, traduction française et commentaire par Lionel Dumarty. Paris : Vrin. Textes et traditions. 698 p. ISBN : 978-2-7116-2981-7
Publisher’s website

Le traité Des adverbes est l’une des quatre monographies que la tradition nous a conservées de l’œuvre d’Apollonius Dyscole, grammairien alexandrin du IIe siècle de notre ère. Cette étude systématique de l’adverbe, qui s’inscrivait dans une vaste collection de traités techniques consacrés aux parties de la phrase, n’est pas seulement notre témoin le plus ancien en la matière ; elle fut une référence de premier plan pour l’ensemble de la tradition grammaticale postérieure, dans les domaines grec et latin, au moins jusqu’à la fin du moyen âge byzantin.

Après avoir fondé en raison la définition de l’adverbe – un mot invariable qui prédique un verbe –, Apollonius recense plus de six cents adverbes, qu’il distribue dans une vingtaine de types morphologiques. Ce travail de classement participe du projet scientifique du grammairien, qui consiste à formuler les normes de correction auxquelles toute irrégularité apparente doit se soumettre. Inlassablement, le maître alexandrin énonce une règle, signale l’irrégularité – un barbarisme, une forme ambiguë, une variante dialectale –, puis la rejette ou s’efforce de la justifier en levant l’ambiguïté ou en remontant à la forme « saine ». À travers plusieurs centaines d’étymologies, Apollonius érige, au fil du traité, les principes fondamentaux (lois de l’accentuation, pathologie, distinction entre dérivation et altération) de la grammaire alexandrine.
Le présent ouvrage propose une nouvelle édition critique et la première traduction du traité Des adverbes dans une langue moderne, assortie d’un commentaire méthodique.


Priscien. 2021. Grammaire Livres XI – XII – XIII. Les hybrides. Texte latin, traduction introduite et annotée par le Groupe Ars Grammatica. Paris : Vrin. Histoire des doctrines de l’antiquité classique, 54. 345 p. ISBN : 978-2-7116-2987-9
Publisher’s website

Le groupe Ars grammatica poursuit, avec les livres 11 à 13, la traduction de la Grammaire de Priscien. Cette œuvre majeure de l’Antiquité tardive, écrite à Constantinople au début du VIe siècle, est à la fois une synthèse et une refonte de la grammaire antique. Priscien y agrège les innovations alexandrines et les visées bilingues de l’enseignement pratiqué par les Latins en territoire hellénophone. Pilier de la culture occidentale, ce texte a été l’un des vecteurs essentiels de la description linguistique complexe à l’époque médiévale, et son influence a des échos jusqu’à l’âge classique.
Ces trois livres sont consacrés au participe (livre 11) et au pronom (livres 12 et 13). Ils occupent dans l’ensemble de l’œuvre une place centrale, après les deux classes principales, le nom et le verbe (livres 2 à 10), et avant les invariables (préposition, adverbe, conjonction, livres 14 à 16). Parties du discours de plein droit, participe et pronom sont associés par Priscien en raison des liens particuliers qui les unissent chacun aux deux classes principales : le participe est issu du verbe, mais s’apparente au nom par la flexion casuelle; le pronom supplée le nom, mais par une caractéristique verbale, la diversification en personnes. Cette double hybridité suscite une réflexion qui prend chaque fois des formes spécifiques : examen des transpositions et des substitutions que permet le participe, analyse du rôle de la personne dans le fonctionnement du pronom.
Ce parcours au cœur du système linguistique du grec et du latin est illustré par un appareil d’exemples et de citations littéraires d’une exceptionnelle richesse, et s’appuie sur une ample terminologie technique, où s’affinent des concepts aujourd’hui usuels, comme la transitivité. Autant d’éléments qui permettent de comprendre pourquoi, à la Renaissance, ces trois livres demeurent une source vivante, comme on le voit chez Scaliger.
L’ouvrage comporte une introduction générale, le texte latin accompagné des loci similes, une traduction annotée, une bibliographie sélective et quatre index (auteurs, formes et syntagmes en mention, terminologie grammaticale latine et grecque, notions grammaticales).

Le groupe Ars grammatica est animé par Marc Baratin et composé, pour le présent volume, de Frédérique Biville, Guillaume Bonnet, Manuela Callipo, Bernard Colombat, Alessandro Garcea, Louis Holtz, Séverine Issaeva, Madeleine Keller, Diane Marchand et Jean Schneider.


Aussant, Émilie , Donabédian, Anaïd & Agnès Ouzounian, dir. 2020. Les grammaires exogènes de l’arménien. Dossier thématique. Revue des Études Arméniennes 39. ISSN : 0080-2549
Publisher’s website

L’histoire de la description des langues du monde peut être considérée comme une vaste entreprise d’adaptation plus ou moins réussie d’outils linguistiques (grammaires, dictionnaires, manuels, etc.) initialement forgés pour décrire ou représenter une (très petite) poignée de langues. En effet, sur les milliers de langues parlées dans le monde, seules quelques-unes ont produit des outils linguistiques « réflexifs », c’est-à-dire des outils qui décrivent la langue dans laquelle ils ont été composés ; c’est le cas de l’arabe, du chinois, du grec et du sanskrit. Par conséquent, la plupart des langues du monde (d’hier et d’aujourd’hui) sont décrites, puis comparées, au moyen de modèles grammaticaux, de terminologies et de concepts qui leur sont étrangers ; ces outils linguistiques ont été plus ou moins adaptés pour décrire des faits qu’ils n’étaient pas initialement destinés à couvrir.

Sous l’impulsion de Sylvain Auroux, un certain nombre de travaux – pionniers – ont été menés au sein du laboratoire d’histoire des théories linguistiques (HTL, UMR CNRS 7597) sur le transfert du modèle grammatical latin (lui-même issu du modèle grec) aux vernaculaires européens (cf. le volume 2 de l’Histoire des idées linguistiques, paru en 1992 chez Mardaga) et à tout un ensemble de langues « exotiques » – phénomène qu’Auroux nommera, dès 1992, la « Grammaire Latine Entendue ».

Mais un important travail de documentation des différents types de grammaires étendues reste à faire. Grâce au soutien du LabEx EFL (opération « Grammaires étendues », coordonnée par Émilie Aussant), plusieurs études ont pu être menées dans ce sens, telles celles qui ont été présentées lors de la journée d’étude « Grammaires exogènes de l’arménien », organisée à l’INALCO (Paris), le 26 mai 2017, par Anaïd Donabédian et Agnès Ouzounian.

Il s’agissait, comme le fait entendre l’intitulé de la journée, d’examiner des grammaires de l’arménien adaptées d’autres traditions grammaticales à diverses époques et dans des contextes culturels variés, depuis Denys le Thrace ou les grammaires inspirées des traditions philosophiques grecques, jusqu’aux grammaires de l’époque latinophile, par exemple.


Meillet, Antoine. 2021. Études de linguistique et de philologie arméniennes (1898-1936). Édition préparée par Pierre Ragot. Limoges : Lambert-Lucas. 640 p. ISBN : 978-2-35935-198-9
Publisher’s website

Les deux tomes édités en 1962 et 1977 par Émile Benveniste et par Michel Lejeune respectivement sont ici repris en un seul volume.

L’ouvrage réunit dans l’ordre chronologique de première publication les articles qu’Antoine Meillet a consacrés à l’arménien classique, ou « grabar », parus dans le Bulletin et dans les Mémoires de la société de linguistique de Paris, dans la Revue des études arméniennes, dans Zeitschrift für armenische Philologie, dans Handes Amsorya et quelques autres revues d’arménologie. Le premier texte repris date de 1897-1898, le dernier de 1936.

L’ensemble – comme l’indique É. Benveniste dans l’avant-propos du tome I – complète et approfondit le premier manuel d’arménien ancien publié en allemand par Meillet sous le titre d’Altarmenisches Elementarbuch (1913) ; il n’a rien perdu de son intérêt scientifique dans le domaine des études indo-européennes.

The table of contents is available here.


Humboldt, Wilhelm von. 2021. Introduction à l’œuvre sur le kavi et autres essais. Traduction et introduction de Pierre Caussat. Limoges : Lambert-Lucas. Classiques des sciences du langage. 449 p. ISBN : 978-2-35935-301-3
Publisher’s website

«  Quatre textes liés par la continuité d’un même projet : ressaisir le mouvement spirituel qui traverse l’histoire de l’humanité, en le centrant sur un même objet : le langage, réalisé dans la diversité des langues. Projet philosophique, donc, et romantique. Mais paradoxalement, à partir de là, c’est une discipline authentiquement scientifique qui se constitue : la linguistique comparative, qui dépasse la simple enquête empirique pour distribuer les langues dans l’espace et le temps selon un dispositif conceptuel où les notions de « forme de langue » et de grammaticalité jouent le rôle stratégique premier.

Restituer à chaque langue, même la plus simple et apparemment pauvre, sa construction spécifique et originale ; comprendre comment elle participe, de manière inédite, avec ses moyens propres, au développement spirituel de l’espèce ; tenter de pénétrer son dynamisme signifiant : c’est à quoi s’emploie rigoureusement la nouvelle science, et c’est par où toute la linguistique moderne – saussurienne et post-saussurienne – dérive de Humboldt. » (Quatrième de couverture, Paris, Éditions du Seuil, 1974)

Wilhelm von Humboldt (1767-1835) est né à Potsdam. Frère aîné du voyageur et géographe Alexander qui l’éditera après sa mort. Séjours à Paris en 1789 et 1797, puis en Espagne, notamment au Pays basque. Représente la Prusse à Rome, à Vienne, à Prague, à Londres. Fonde l’Université de Berlin (1810). Consacre les quinze dernières années de sa vie à la linguistique.

The table of contents is available here.


Robert, Jean-Noël, dir. 2020. Langue et science, langage et pensée. Paris : Odile Jacob. Colloque annuel du Collège de France. 320 p. ISBN : 9782738150165
Publisher’s website

Fonctions naturelles de l’espèce humaine, la langue et le langage ont cette particularité, à la différence des battements du cœur, de pouvoir subir l’action volontaire de l’individu. Mais que trouve-t-on au commencement : la langue, le langage ou la pensée ?

Des mathématiques aux sciences de l’homme et de la nature, ce livre propose une lecture interdisciplinaire des problématiques intrinsèques à la langue et au langage. Comment concevoir la traduction des textes philosophiques ou religieux qui est censée assurer la continuité de la pensée d’une langue à l’autre ? Que nous apprennent les mathématiques, qui semblent libérées des contraintes linguistiques ? Peut-il y avoir une pensée en dehors du langage, voire un langage sans pensée, comme le suggère aujourd’hui la traduction automatique ? Qu’en est-il du monde animal et que révèlent les pathologies du langage ?

Face au foisonnement et à l’actualité de ces questionnements, une réflexion collective s’avère essentielle pour tenter d’articuler langue et science, langage et pensée, ces fondements de notre humanité et de notre vie en société.

Jean-Noël Robert est membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Philologie de la civilisation japonaise.

Contributions de Gérard Berry, Jean-Pierre Bourguignon, Karine Chemla, Alain Connes, Stanislas Dehaene, Laurent Dubreuil, Joël Fagot, William F. Hanks, Gérard Huet, Marwan Rashed, François Recanati, Luigi Rizzi, Irène Rosier-Catach, Guy Theraulaz.

Posted in Publications
One comment on “Recent publications in the history and philosophy of the language sciences – February-March 2021
  1. ¡Muchas gracias por difundir este número de la Revista argentina de historiografía lingüística!

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

<span>%d</span> bloggers like this: